Violence basée sur le genre

Chaque année, 15 millions de jeunes filles se marient avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Dans les pays en voie de développement, une jeune fille sur trois est mariée avant de 18 ans.(UNFPA, 2014)

Violence basée sur le genre

Chaque année, 15 millions de jeunes filles se marient avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans. Dans les pays en voie de développement, une jeune fille sur trois est mariée avant de 18 ans.(UNFPA, 2014)

La violence contre les genres (GBV) pose des risques importants pour les femmes et les jeunes filles autour du monde. Elle a des effets directs et prolongés sur tous les aspects de la santé sexuelle, physique et psychologique des jeunes femmes, dont les maladies transmissibles sexuellement, les grossesses non désirées, les complications liées à la grossesse, la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique, la stigmatisation et la marginalisation au niveau de la communauté. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, consultez l’infographie sur le site de l’ONU.

WAHA reconnaît que le risque de GBV envers les femmes et les jeunes filles est accru dans les contextes de crise humanitaire, et ce particulièrement dans les situations de conflit ou post-conflit. Ceci étant, WAHA veut répondre au besoin croissant en matière de soins dans les parties du monde concernées. La crise des réfugiés syriens a entraîné un manque de protection au sein des communautés, le déplacement forcé de familles et d’individus, l’accès réduit aux ressources essentielles et l’effondrement des structures communautaires. Toutes ces retombées ont contribué à l’insécurité des femmes et des jeunes filles en Syrie et partout dans la région. Les femmes qui sont séparées de leurs familles ou qui n’ont pas accès à un hébergement ni à l’éducation sont particulièrement vulnérables à la GBV. Elles manquent par ailleurs de services essentiels.

WAHA a adopté la définition de la violence à caractère sexiste énoncée dans la Déclaration des Nations Unies sur l’Élimination de la Violence contre les Femmes de 1993 :

“Tout acte de violence qui cause, ou est susceptible de causer à la femme une atteinte à son intégrité ou une souffrance physique, sexuelle ou psychologique, y compris la menace d’un tel acte, la contrainte et la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée”

L’action de WAHA

WAHA a commencé à intégrer des activités de prévention et de réponse à la GBV à ses programmes. De plus, dans le but de renforcer ces programmes, WAHA mène des recherches visant à identifier les risques liés à la GBV, à créer des stratégies basées sur des données concrètes et à améliorer la qualité des soins pour les femmes et les jeunes femmes.

WAHA continue à venir en aide aux réfugiés et aux communautés vulnérables à la violence en favorisant la mise à disposition des activités de prévention et de réponse à la GBV pour les populations à risque. Il s’agit de renforcer les services en intégrant les interventions ciblant la GBV à la programmation existante, surtout en ce qui concerne le Moyen Orient, l’Europe et l’Afrique. WAHA offre un soutien psychosocial, des références à d’autres services de soutien (juridique et légal), des formations en compétences essentielles notamment linguistiques ainsi que des lieux sécurisés pour les femmes et les jeunes filles. WAHA fait en sorte que les centres de soins soient équipés pour traiter les cas de GBV en prenant en charge leur approvisionnement en équipement médical : trousses post-viol, trousses de dignité, dispositifs minimums d’urgence, contraceptifs d’urgence et prophylaxie post-exposition. Grâce à ces activités, WAHA garantira l’accès des femmes aux services de soins médicaux et psychosociaux, ces derniers étant essentiels à la réduction des risques liés à la GBV et au soutien aux victimes.

Recherches opérationnelles

Nos recherches sur la GBV ont pour objectif d’élargir le corpus de données factuelles sur la discrimination et la violence à caractère sexiste ; en effet, il y a un manque de soutien adéquat dans ce domaine. Par ailleurs, ces recherches tendent à renforcer l’idéal d’actions et de politiques fondées sur des données concrètes. Nos projets actuels étudient les besoins liés à la reproduction et au sexe ainsi que le risque de GBV chez les réfugiés. Nous étudions aussi la faisabilité de l’intégration des interventions visant la prévention de la GBV en réponse aux pratiques culturelles locales. Nous cherchons en particulier à comprendre les attitudes et les perceptions vis-à-vis de la violence entre partenaires intimes. Parmi les projets de recherche innovants que nous menons, on peut citer le développement d’outils basés sur les SMS, lesquels pourraient servir à sensibiliser le public à la GBV et à élargir la portée de l’information sur les services en matière de GBV pour les femmes et les jeunes filles.

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